Chevalet guitare : les particularités d’un vibrato Floyd Rose

Le chevalet d’une guitare est un point d’orgue dans la création d’un bon instrument. Sa construction détermine de nombreux paramètres qui vont ensuite influer sur le son. La tension des cordes, les propriétés vibratoires, la stabilité de l’accordage et plus encore. Loin de là l’idée de faire un comparatif, nous allons parler d’une figure emblématique. Le vibrato Floyd Rose.

Qu’est-ce qu’un vibrato ?

En musicologie, le vibrato est la modulation périodique du son d’une note de musique. En guitare, c’est un effet de variation à période ajustable. Il est synonyme du tremolo, qui consiste simplement en une vibration à période rapide d’une note. Cet effet a été le premier à être simulé de manière électronique. Plus communément et par extension, on nomme aujourd’hui vibrato le mécanisme incrusté à la guitare permettant de réaliser l’effet.

L’on doit son apparition grâce aux luthiers des ateliers de Leo Fender. Le premier vibrato flottant (le modèle utilisé sur la plupart des guitares aujourd’hui) a d’ailleurs été le premier à figurer sur la Stratocaster.

Le mécanisme fonctionne comme suit : le système de chevalet permet de baisser voire de monter la hauteur de la note jouée grâce à une tige métallique amovible. Lorsque l’on pousse vers la table d’harmonie, la note descend. Si l’on tire, la note monte.

Histoire et particularités du vibrato Floyd Rose

Le vibrato Floyd Rose tire son histoire d’un mécanicien du même nom qui a créé son entreprise de facture de pièces métalliques pour guitare. Il a développé une marque de vibrato possédant un bloc cordier-chevalet mobile. Avec au moins 3 ressorts dans le corps de la guitare pour compenser la tension des cordes. Le but est de maintenir l’ensemble en équilibre. En agissant sur la tige, le système bascule en avant ou en arrière, ce qui change la hauteur de la note jouée.

Finalement, l’inconvénient d’une si grande stabilité est qu’il est plus difficile de changer ses cordes de guitare, voir même de s’accorder. Un mal nécessaire pour les amateurs du genre. Casser une corde peut être fatal car détruisant l’équilibre précis du chevalet. Un faux pas en concert et la guitare devient inutilisable en l’état.

Anatomie d’un Floyd Rose

vibrato floyd rose

Le schéma d’un vibrato floyd rose par les collègues de chez Battle’s Guitar.

  1. Chevalet-cordier – les “pontets”
  2. Vis de blocage – maintient la corde au cordier
  3. vis de réglage – règle l’intonation. Une clef Allen est nécessaire pour son ajustement.
  4. accordeur fin – vis pour accorder précisément chaque corde.
  5. bras de vibrato – permet au vibrato de bouger pendant la phase de jeu pour modifier la hauteur des notes.
  6. blocage de sillet – placé sur la tête du manche de la guitare maintenir les cordes. Une clé Allen ou un tournevis est nécéssaire pour bloquer les cordes sur le sillet.
  7. guide – barre de métal vissé sur la tête de la guitare pour que les cordes arrivent avec un angle bien précis sur le sillet.
  8. ressorts – situés dans le corps de la guitare pour compensent la tension des cordes. Suivant le tirant des cordes utilisés on peut placer jusqu’à cinq ressorts.
  9. support des ressorts – les ressorts y sont accrochés. Règle la position flottante du chevalet.
  10. clef Allen – un tel vibrato a besoin en général de trois clés différentes pour changer une corde.

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